Projets de films

Interview | 19.05.2016
Comme beaucoup de réalisateurs, Philippe de Broca a travaillé sur des films qui n’ont jamais vu le jour. En 1964, alors qu’il termine Un Monsieur de Compagnie, et s’apprête à partir en Asie pour y tourner Les Tribulations d’un chinois en Chine, Philippe de Broca évoque deux projets qui lui tiennent à cœur, l’adaptation des […]
Philippe de Broca sur le tournage deu film Les Jeux de l'amour

Comme beaucoup de réalisateurs, Philippe de Broca a travaillé sur des films qui n’ont jamais vu le jour.
En 1964, alors qu’il termine Un Monsieur de Compagnie, et s’apprête à partir en Asie pour y tourner Les Tribulations d’un chinois en Chine, Philippe de Broca évoque deux projets qui lui tiennent à cœur, l’adaptation des Voyageurs de l’impériale de Louis Aragon et un film sur le suicide.

« Souvent, je le répète, un livre se prête mal à la transposition cinématographique. Il constitue un carcan. Mais, s’agissant de l’ouvrage d’Aragon, je pense que le carcan serait léger à porter. Comme il l’a été, j’imagine, pour le réalisateur du Guépard, cet admirable film presque muet. Peut-être d’autres romans me séduiraient-ils. Mais j’avoue que je lis peu. Il n’est guère que trois auteurs de ce siècle que je connaisse bien : Radriguet – mais l’effort n’a pas été grand ! – Céline et Aragon.

J’envisage également un film sur le suicide avec Dalio dans le rôle principal. Ce sera l’histoire d’un homme sans réussite, et dont le suicide seul se révélera être à la hauteur de ses rêves de puissance. L’acte par lequel un être met fin à ses jours fait partie de ma conception de la liberté. Il représente même, à mes yeux, le summum du libre-arbitre. C’est un aboutissement qui me paraîtrait logique, si par malheur je devais un jour perdre pied dans ma profession. »

Source : Figaro Littéraire. 1964