Le Cavaleur

1979 _ Édouard, pianiste virtuose, a cinquante ans et un besoin constant de plaire aux femmes : à toutes les femmes ou presque. Il se disperse entre son épouse, sa maîtresse, son impresario, son ex-épouse, son amour de jeunesse devenue grand-mère de la si charmante Valentine ! Comment Édouard va-t-il parvenir à concilier sa vie professionnelle et ses amours ?

Pianiste célèbre, Édouard Choiseul, la cinquantaine, est contraint par Olga, son impresario, de piloter à travers Paris les musiciens du Trio de Leningrad alors qu’il avait promis à Muriel, sa maîtresse du moment, de l’emmener aux sports d’hiver.

Du Moulin Rouge où il offre une soirée à tout son monde, il appelle Marie-France, son épouse, pour lui expliquer que d’ennuyeuses contingences professionnelles le retiennent. Celle-ci le menace de quitter le domicile conjugal. Inquiet, Édouard plante là ses invités et rentre précipitamment chez lui.

Mais à peine couché, il se souvient qu’une partition annotée dont il a besoin se trouve chez Lucienne, son ex-femme. Il court la chercher et passe une partie de la nuit à évoquer le bon vieux temps avec celle-ci chez qui il met la pagaille. Une phrase de Lucienne, relative au départ possible de Marie-France lasse de ses frasques, l’alarmant, Édouard décide d’emmener sa famille dans leur propriété bretonne et de se consacrer à elle.

Mais Olga lui rappelle le récital qu’il doit donner dans un château de la Vallée de Chevreuse, où il se rend accompagné de Muriel. Il retrouve Suzanne, son grand amour de la Libération qui lui fait prendre conscience de son vieillissement, et s’éprend de Valentine, la petite-fille de Suzanne qui lui manifeste de l’intérêt…

Quand celle-ci vient quelques jours plus tard lui dire adieu avant son départ pour les États-Unis, Édouard décide de la suivre. Du coup Olga, à qui il a demandé d’annuler ses tournées, lui donne sa démission et Marie-France, fatiguée de ses enfantillages, le quitte. Puis Lucienne et Muriel, auprès desquelles il a cherché réconfort, l’éconduisent.

Un hasard le met en présence d’un copain du Conservatoire, Adrien Le Goff, avec lequel il se rend en Bretagne où il tient une quincaillerie. Là, le secondant au magasin et donnant des leçons à son fils doué pour le piano, Édouard trouve équilibre et bonheur. Quand il apprend que sa fille aînée, Pompom, est enceinte. Un peu plus tard, au mariage de celle-ci, Édouard pose pour une photographie « de famille » au milieu de toutes ses femmes.

 

Equipe

Production : Les Films Ariane – Mondex Film – FR3.
Producteurs : George Dancigers, Alexandre Mnouchkine.
Scénario : Michel Audiard et Philippe de Broca.
Dialogues : Michel Audiard.
Directeur de la photographie : Jean-Paul Schwartz.
Assistants-opérateurs : Yves Agostini, Philippe Bordas.
Montage : Henri Lanoë assisté de Isabel Garcia de Herreros.
Musique : Ludwig van Beethoven : extraits du premier mouvement du concerto pour piano et orchestre numéro 4 en sol majeur. Robert Schumann : extraits de l’Intermezzo du Carnaval de Vienne et du concerto italien. Jean-Sébastien Bach, Jacques Offenbach et Georges Delerue.
Ingénieur du son : Jean Labussière assisté de Pierre Davoust.
Mixage : Jean Nény, Alex Pront.
Bruitage : Daniel Couteau.
Décor : Éric Moulard.
Ensemblier : Roger Joint.
Accessoiriste : Philippe Cottinet.
Costumes : Catherine Leterrier.
Habilleuse : Monique Tourret.
Maquillage : Jean-Pierre Eychenne.
Coiffeuse : Alice Schwartz.
Directeur de production : Raymond Leplont.
Régisseur général : Nicole Carmet.
Assistants-réalisateurs : Jean-Claude Ventura, Emmanuel Gust.
Script : Hélène Sebillotte.
Chef machiniste : Marcel Gellier.
Photographe : Jean-Pierre Fizet.
Attachée de presse : Sandrine Beauvais.

 

Interprètes

Jean Rochefort : Édouard Choiseul
Nicole Garcia : Marie-France sa femme
Danielle Darrieux : Suzanne Taylor grand-mère de Valentine
Annie Girardot : Lucienne ex femme d’Édouard
Catherine Alric : Murielle
Catherine Leprince : Valentine
Carole Lixon : Pompom
Jean Desailly : Charles-Edmond, mari de Lucienne
Jacques Jouanneau : Adrien Le Goff
Lila Kedrova : Olga
Jean-Claude Ventura : le chef de gare
Lucienne Legrand : la mère de Marie-France
Philippe Castelli : Marcel
Dominique Probst : le chef d’orchestre
Raoul Guylad : premier russe
Tomas Hnevsa : Sacha deuxième russe
Oleg Oboldouieff : troisième russe
Peggy Besson : première petite fille
Julie Besson : deuxième petite fille
Anna-Émilie Roy : troisième petite fille
François Viaur : le concierge du conservatoire
Benjamin : le client de la librairie
Marie Guilbert : Madame Pena
Gaëtan Noël : Julien le maître d’hôtel
Serge Coursan : Raoul de Figeac, l’oncle de Valentine
José Noguéro : marquis André d’Albufera
Yvon de Broca : comte Henri de la Guérinière
Michel Degand : Jean-Luc Tillard Duval, le jeune nudiste
Madeleine Colin : Josiane
Xavier Saint Macquary : Maître Jussieu
Georges Anderson : Monsieur Baltimore
Anna Gaylor : Madame Da Silva la concierge d’Édouard
Jean-Marie Bon : l’ami de Le Goff amateur de Calvados
Raymonde Leplont : Monsieur Leplont le client du magasin d’Adrien que sert Édouard
Florent Boffard : André le Goff, fils d’Adrien

 

Durée : 104 minutes
Premier titre : Ce cher Édouard.
Tournage : 16 août – 31 octobre 1978
Extérieurs : Bretagne, Paris et région parisienne.
Distribution : G. E. F. – C. C. F. C.
Sortie à Paris : 17 janvier 1979.
Box office : 368 704 entrées en 13 semaines dans 25 salles parisiennes